World café sur la classe inversée à Rennes !
  • février 04, 2015
  • jeanne
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Mardi 3 février, c’était soirée World Café à l’ISFEC de Rennes, avec Mélissa Rayé (comédienne) et Eric Simon (facilitateur graphique). L’occasion de réfléchir sur une nouvelle pratique pédagogique qui se répand de plus en plus : la classe inversée.

Dans une ambiance conviviale et détendue (les petits fours et les nombreux bonbons ont certainement aidé !) une quarantaine d’enseignants ont partagé leur vision de la classe inversée. Certain-e-s l’expérimentent déjà, d’autres pensent tester bientôt, d’autres encore incarnent la démarche sans forcément s’en rendre compte…

 Fresque

Car finalement, c’est quoi la classe inversée ? 

Si d’une table à l’autre, les définitions varient, on peut s’accorder pour dire qu’il s’agit de renverser le schéma classique de l’enseignementen proposant aux élèves de découvrir le cours à la maison pour faire ensuite les devoirs en classe… mais aussi en incitant les élèves à faire cours… à la place des profs !

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La question de la démarche inhérente à ce type de pratique a suscité beaucoup d’interrogations. L’enjeu n’est pas seulement de créer de nouveaux outils  pour transmettre le savoir autrement (partie visible de l’iceberg), c’est aussi et surtout de s’approprier une autre posture en tant qu’enseignant (partie immergée de l’iceberg). 

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Cette posture, c’est à la fois celle de médiateur, d’accompagnateur, de facilitateur, d’animateur… Et c’est justement ça, la vraie force d’un enseignant : combiner ces différentes postures, pour choisir la bonne au bon moment, en fonction du besoin de l’élève et de son degré d’avancement. C’est là où la classe inversée se pense nécessairement dans une optique de pédagogie différenciée.

La classe inversée rompt avec la vision traditionnelle (mais erronée) que l’on peut avoir de l’enseignant, cette personne qui donne le contenu de façon verticale et transmet des connaissances qui ont valeur de vérité. L’idée, en inversant le processus, est de susciter le questionnement chez l’élève, d’aiguiser son esprit critique pour l’amener en classe à se positionner et à s’exprimer sur les connaissances qui lui ont été présentées. Il y a de l’espace pour la remise en cause et les interrogations, terreau fertile pour l’apprentissage.

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