Cap sur le scribing !

La première session rennaise de formation au scribing (prononcez scraïbing, of course !) a eu lieu au Centre Culinaire Contemporain les 18, 19 et 20 février derniers. Nicolas Gros et Laure Villemaine de Wild is the Game ont accepté de troquer pendant quelques jours le soleil du Sud contre le doux crachin breton pour nous initier aux joies de la capture visuelle en temps réel…

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La formation en chiffres ?

22h de formations

10 participants

3 déjeuners gastronomiques

1 leitmotiv collectif : « reste cool, mec ! »

1 prise de conscience partagée : « Le scribing, c’est balèze !! »

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Et pourquoi « c’est balèze » le scribing ?

Voici 3 éléments de réponses (pour n’en citer que 3…)

– sur le plan de la disponibilité nécessaire pour capter les infos en temps réel : écoute, concentration, ouverture et accueil inconditionnel sont les maîtres mots de la posture du scriber. Dès les premières captures visuelles, on vit pleinement ce paradoxe : l’attention permanente est nécessaire mais elle aussi…énergivore ! Dès lors, être seulement attentif ne suffit pas si l’on ne peut faire preuve du lâcher prise indispensable à une pratique sereine…et donc, réussie.

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– sur le plan de la réactivité, exigée par cette pratique qui a pour seul socle… ce qui se dit dans l’instant ! Et là où c’est balèze, c’est que le scriber, le vrai, ne se laisse pas impressionner par les flots d’info qu’il reçoit. S’il est comme une éponge et absorbe potentiellement tout ce qui est autour de lui, les infos qu’il capte ressortent au goutte à goutte et sont minutieusement sélectionnées de façon à donner une image globale de ce qui émerge. Des allers-retours permanents ont lieu entre analyse et improvisation. Certes, quand on scribe, on réfléchit beaucoup, mais on pose aussi des options.

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– sur le plan de la mise en scène visuelle, qui n’est certes que la partie immergée de l’iceberg et qui découle des postures précédentes, mais qui constitue néanmoins ce qu’il y a de plus visible pour les participants. L’empreinte laissée par le scriber sur la fresque est la forme qui laisse transparaître le fond. Et c’est bien là l’enjeu : comment refléter la complexité des processus en jeu, comment donner à voir tout en fournissant une grille de lecture accessible à tous ? Lorsque les mots ne suffisent plus, le scriber fait le pari que la couleur, les pictogrammes, les personnages apportent à l’information une épaisseur supplémentaire et une dimension toute autre.

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Bref, forts de ces prises de conscience, nous voilà parés pour explorer un univers encore en plein essor, et surtout… prêts à dégainer le crayon à la moindre occasion !

MARQUEUR POWER, OH YEAH ! 

Merci à Laure et Nico de nous avoir montré la voie à suivre, et merci à tous les participants de l’avoir empruntée, les yeux pétillants…